Sicilienne, pour violin (ou alto): Bien que Fauré nous ait laissé plusieurs instrumentations de cette oeuvre célèbre, il est quasi certain qu’il n’est pas l’auteur de la transcription pour violon et piano publiée en 1898 avec sa version authentique pour violoncelle et piano. Comme le note Roy Howat, cette version de 1898 pour violon et piano se contente généralement de transposer la partie de violoncelle une octave, voire deux octaves, plus haut. Si c’est souvent parfaitement acceptable, la relation de hauteur entre les lignes de violon et de piano n’est pas idéale par endroits. Dans son arrangement, Roy Howat offre donc une option où le matériau est refondu à ces endroits, pour créer une interaction plus satisfaisante entre mélodie et accompagnement. Un ossia substantiel est ainsi proposé dans la section centrale, afin que l’un ou l’autre instrument puisse jouer la ligne mélodique. Cet ossia est également inclus dans la version pour alto.